Nouvelles de Madame X


"Si un homme n’embrasse pas une femme au premier rendez-vous, c’est un gentleman. Au second, c’est qu’il est gay." Extrait de la série télévisée Ally McBeal


Prétendre aimer la vie est une chose inconnue pour Madame X. Tout son mystère réside dans son paradoxe. Belle et sensuelle, narcissique et provocatrice, afin de cacher sa nature humaine. Madame X aime rire, pleurer, se jouer des hommes et cela juste avec un battement de cils. Une beauté lubrique aussi talentueuse ne risque pas de tomber sur un homme d'un talent supérieur au sien. Mais un beau jour, elle rencontre ce mâle parfait dans son imperfection. Mal coiffé, mais aussi prétentieux et intelligent qu'elle, ce dernier lui fait une forte impression au premier regard. Les hommes craignent Madame X. Mais cet inconnu n'hésite pas à s'avancer vers elle tout en souriant et en adoptant une démarche planante. Avant de se présenter il n'hésite pas à la comparer à la présentatrice d'une chaine pornographique. Elle est choquée, ce qui ne l'empêche pas de répondre. La discussion se poursuit, et l'étincelle apparaît. Madame X risque de regretter cette rencontre, elle ne se rend pas compte mais elle vient d'ouvrir son cœur à un vampire émotionnel. Elle peut sans doute s'en remettre au karma, mais Madame X est désormais une proie. Elle est le gibier de cet homme, loin d'être un Apollon mais beau parleur et surtout joueur.


Le dragueur exerce tout son talent dans un seul but, celui de la pénétration. Il pénètre l'esprit de la fille par la fellation et lui retire son cœur en la pénétrant. Le bon dragueur n'a aucune limite. L'objectif est de torpiller, la condition est d'être discret. Mais contrairement au séducteur, il n'a aucune prétention sociale. Son terrain de chasse est la rue. Son profil favori est la bourgeoise des beaux quartiers car l'efficacité est quasiment certaine avec elle. Cette dernière a aussi une certaine fascination pour le bello ragazzo latin. Un bellâtre qui n'a pas forcement eu les outils nécessaires pour se distinguer de la masse. La première qualité d'un bon dragueur est d'être un fin observateur. Il peut remercier ses ainés de la chasse. Derrière son charme le dragueur reste un être complexe mêlant timidité et sans doute une relation complexe avec la mère et la belle-mère. En effet quand la première est morte, tandis que la dernière est une vipère, il est difficile pour ce garçon d'exprimer toute la profondeur de ses sentiments à l'égard des femmes.


Mais des fois, le dragueur peut devenir séducteur. Cette douce schizophrénie peut le mener à sa perte, mais la drague de rue est en crise. Le féminisme ne cesse de criminaliser les dragueurs de rue qui passent aujourd'hui pour un pervers. Il doit donc mettre de l'eau dans son vin pour adapter son discours à la conjoncture actuelle. Tout comme en économie, les relations entre les hommes et les femmes évoluent. Auparavant le dragueur se saoulait dans un bar en compagnie de ses camarades en évoquant des sujets que l'on peut retrouver dans "Husband" de John Cassavetes. Mais ce nouveau séducteur doit aujourd'hui s'ouvrir afin d'arriver à ses fins. Lorsqu'il était un vil prédateur, il jouissait du fait de plaire aux femmes et comme le succès amène le succès...


Aujourd'hui la fille répond avec un regard de haine à un compliment venant d'un homme. Et cela juste pour correspondre aux critères de la femme selon les magazines féminins. La femme tueuse est le fléau des hommes honnêtes. En attendant ce nouveau séducteur doit faire attention à ses bijoux de famille. L'émasculation traîne dans les parages.


Finalement tomber amoureux est le grand malheur du séducteur. Pendant ce temps, Madame X se morfond sur son canapé en mangeant une glace Häagen-Dazs devant sa série préférée. En se passionnant pour des personnages imaginaires comme Chuck Bass et le Docteur Mamour, elle risque de finir sa vie en compagnie de son chat. Contrairement à l'homme, l'animal ne pense pas.

Ouvre grande la bouche et avale !



Ici, comme dans presque tout les pays du monde, les médias de masse sont les outils de propagande du pouvoir en place. La convergence de ces médias est de plus en plus flagrante et les nouvelles qui y sont véhiculées servent d'autant plus les intérêts des élites de notre monde.

Mais qu'en est t il de l'information que nous recevons au Canada en rapport avec ce qui se passe au Moyen-Orient? Il faut savoir que le gouvernement conservateur canadien est lié main dans la main avec les États Unis et Israël. On vient pourtant de voir le premier ministre canadien Stephen Harper intimer le gouvernement israélien a trouver une solution pacifique au conflit avec l'Iran. Surprenant pour un gouvernement de droite. Est-ce seulement un leurre pour calmer l'opinion publique canadienne qui commence a en avoir raz le bol des décisions de ce gouvernement qui n'en fait qu'à sa tête? Il est clair que le gouvernement du parti conservateur canadien est un engrenage du Nouvel Ordre Mondial. Et c'est sans parler du gouvernement libéral au pouvoir au Québec avec le ''Plan Nord'', sujet que j'aborderais dans un prochain billet.

Étrangement, ici, l'appellation NWO reste du domaine de la théorie de la conspiration. Même si les politiques mondiaux ont utilisés ce terme a plusieurs reprises (Walker Bush, W Bush, Kissinger, Sarkozy, Obama, Blair, etc.) et ont indiqués leurs intentions depuis belle lurette, on a l'impression que cela reste dans le domaine de la fiction, de l'ésotérisme ou de la pseudo-politique. Pourtant, tout les signes sont là. Alors pourquoi le peuple canadien refuse t il de ouvrir les yeux? A qui la faute? Il faut se tourner vers les médias de masse pour sûrement trouver un début de réponse. 

A qui appartiennent ces médias?
Il faut savoir que près de 70% des médias de masse au Canada appartiennent d'une façon ou d'une autre a Power Corporation, représenté par le Groupe Gesca . Power Corporation appartient à la famille Desmarais. Ils sont implantés dans presque toute les sphères d'affaires au Canada et ont d'énormes ramifications en Europe et en Asie (CITIC Bank, fondée par le gouvernement communiste chinois dans les années 70 et qui font, entre autre,dans le trafic d'armes). Les Desmarais sont en partenariat avec la richissime famille belge Frère, ayant des investissements de plusieurs milliards d'euros par le biais de Parjointco, Pargesa et Agesca, de Total SA et j'en passe. Leurs actifs sont si diversifié qu'il est connu depuis longtemps que ce sont eux qui tirent les ficelles au niveau politique au Canada et au Québec et que leur programme se rattache directement au nouvel ordre mondial. Et comme ce sont eux qui possèdent la plupart des médias, il est donc clair que la convergence des nouvelles existe. Il est a noter que Power Corporation a eu en son sein certains personnages qui sont devenus par la suite premiers ministres du Canada : Brian Mulroney, Paul Martin, Jean Chrétien, Pierre Elliot Trudeau. Quand a Jean Charest, actuel premier ministre du Québec, il a aussi œuvré au sein de Power tout comme Daniel Johnson jr, aussi ancien premier ministre québécois.

Ah oui! Saviez-vous que Sarkozy a donné la Grande-Croix de la légion d'honneur a Paul Desmarais sr? Et qu'il ne s'est pas caché pour dire que ce dernier était un mentor et une source d'inspiration? Saviez-vous que Desmarais sr est un fédéraliste notoire anti-indépendantiste et qu'il fait tout en son pouvoir pour contrer l'élan de souveraineté du Québec?

Alors comment pouvons nous avoir l'heure juste? Il faut aller sur le web pour trouver de l'information qui n'a pas ou peu été filtrée et même là, il est possible que la nouvelle ne soit pas pure.
Donc, le peuple canadien n'a aucun choix d'information net et reste biaisé par la convergence. Pas étonnant que la majorité des gens ne savent pratiquement rien de ce qui se passe réellement au Moyen-Orient. Ils dorment, et il ne faut surtout pas les réveiller...

Le canadien errant




La cave de la chair



Définition du mot Folie : Conduite hors du contrôle de la raison.

Toutes les formes d'aliénation mentale étaient autrefois englobées par ce terme ancien de folie. Il a pratiquement disparu du vocabulaire psychiatrique.

On peut se demander pourquoi le mot folie est aujourd'hui absent du vocabulaire psychiatrique. Le peuple français est le premier consommateur d'antidépresseurs au monde. Et pourtant la France n'a jamais été aussi rationnelle qu'aujourd'hui. Socialement parlant, le fou est aujourd'hui regardé comme un hurluberlu sortant d'un asile. Mais à défaut de ne pas avoir une camisole de force, celui-ci reste d'une lucidité implacable face à la liquescence sociale et intellectuelle qui brule à petit feu le pays de Molière. Cet abrutissement national est une résultante du plan Marshall de l'après-guerre. Rares sont ceux qui ont connaissance du fait que le plan Marshall prévoyait entre autres un traitement préférentiel au cinéma américain en Europe. Depuis le vieux continent est le premier porte-drapeau du style de vie américain. Cette dictature intellectuelle du néant a tuée le génie français.

Si l'indignation s'empare de vous, la suite ne risque pas de vous plaire. Je vomis du sang, à chaque fois que j'entends une ineptie venant le plus souvent d'un homme lobotomisé qui réfléchit avec sa carte bleue avant d'utiliser ce sublime organe qu'est le cerveau. Toutefois il m'arrive encore d'être surpris par certaines personnes qui au fond cache bien leur jeu, ce qui me fait évidemment plaisir. L'erreur est pardonnable, tout comme l'ignorance. Mais c'est le devoir de tous les hommes, d'acquérir un certain niveau de culture afin de pouvoir exister en société tout en étant un acteur de cette dernière. Après tout le monde, ne fait pas bon usage de cette force qu'est le savoir. La malhonnêteté intellectuelle existe même chez les savants. Je reste un fervent amateur de la virilité masculine sous toutes ses formes. Le courage c'est aussi prendre position et défendre des causes dont le monde entier n'a que faire. L'homme qui va se battre contre les mutilations  sexuelles infantiles, prend le risque d'être raillé par ses semblables qui sont pourtant à des années lumières de lui. Le je m'en foutisme est la première cause défendue par la jeunesse française qui s'exprime aujourd'hui comme des vieux désabusés suite à une existence morne et frigide. Une raison pour boire, se droguer et baiser comme des animaux assoiffés de sexe.

La rationalité est donc aujourd'hui une ode à l'émasculation intellectuelle des hommes. La folie a donc changé de camp et personnellement je ne m'en plains pas. Depuis environ un an, j'ai pris la décision de quitter la cave de la chair afin de passer du temps avec ces fous des temps modernes. Mais je reste confiant dans l'avenir. Le monde va bientôt connaître la déferlante de ces hommes qui vont mettre du piment tout en changeant les choses en bien. Que ce soit sur un plan intellectuel, scientifique ou artistique la France regorge d'hommes talentueux et surtout honnêtes.

"L'avenir ne se prévoit pas, il se prépare." Maurice Blondel 


Génocide, le nouveau parfum du pouvoir.



Lors d'un contrat sur une réserve amérindienne, j'avais demandé a un habitant de la place ce qu'il pensait des lois mémorielles et du génocide des juifs lors de la 2eme grande guerre. Sa réaction me laissa perplexe. Il avait rit! Il me dit que si les nazis avaient massacré six millions de juifs, qu'ils étaient des novices en la matière. J'en était choqué quelque peu. Mais il continua en disant que six millions de morts c'était bien peu en comparaison avec les 43 millions de morts provoqués par la venue des colons en Amérique. Les maladies amenées par les blancs ont ravagés des tribus entières, les colons et soldats ont fait le ménage sur les terres intéressantes et cultivable et ont reclus les survivants dans des réserves mal situées, sans source d'eau potable a proximité ou encore, au contraire, proche de marais infestés d'une flore et d'une faune hostile et contraignante. En Amérique du sud, les colons ont mis en esclavage des millions d'individus afin de les faire travailler dans des mines et sur des chantiers et ce dans des conditions épouvantables. Des centaines d'idiomes, d'us et coutumes, d'arts et de musique se volatilisèrent dans l'éther sans laisser aucune trace. Comme il ne disparaissaient pas assez vite, un certain Colonel Amherst (commandant en chef de l'armée britannique en Amérique du nord) ordonna qu'on donne des couvertures contaminées avec le typhus aux autochtones afin d’accélérer le processus. « You will do well to try to innoculate the Indians by means of blankets, as well as every method that can serve to extirpate this execrable race. » (« Vous feriez bien d'essayer d’infecter les Indiens avec des couvertures, ou par toute autre méthode visant à exterminer cette race exécrable. ». ). Aurait il inspirer les chambres a gaz nazis? 

Mais comme tout ces événements ce sont déroulé sur une période de temps très longue (400 a 500 ans) et qu'on ne peut pas parler d'ethnocide sans se faire accuser d'abus de langage, on ne peut pas qualifier le ''massacre'' des indiens d'Amérique de génocide. Et c'est ça qui faisait rire mon ami indien de la réserve. Imaginez les sommes d'argent faramineuses que les différents gouvernements d'Amérique devraient verser en indemnisations! Ah oui, c'est vrai! Les tribus ont reçu des terres, ne payent pas d’impôts ni de frais d'électricité en compensation... Mais avez vous déjà vu une réserve amérindienne? Je vous invites a faire une simple recherche sur internet et vous trouverez plusieurs images des ''magnifiques palaces'' dans lesquels vivent ces reclus de la société moderne.

L'échec de l'intégration des autochtones est aussi flagrante que celui de l'intégration des immigrants, autant au Canada qu'en France, en Allemagne ou dans tout autre pays d'occident. L'ampleur du désarroi est tel que certains villages indiens sont sous tutelle par manque de fonds, de moyens et de gens compétents pour gérer la communauté! L'éducation et la culture sont déficientes et la polytoxicomanie et la violence conjugale sont présent partout, conséquences de l'isolement et du manque d'aide psychologique et social.

Mais non!!! Ne dite pas génocide, on pourrait choquer! Il ne faut pas comparer la Shoah! Honte a ceux qui minimiseraient la mort systématique d'un peuple, seulement si celle-ci est protégée par la loi! En dehors de ça, on s'en gratte le dos. 6 millions de morts en 3 ou 4 ans, c'est plus important que 43 millions de morts en 500 ans? Et pourtant, aucun amérindien ne vous sautera à la gorge si vous révisez le nombre de morts lors de la colonisation des Amériques. Ils ne cherchent pas a avoir du capital politique. Ils ne se victimisent pas, ils sont trop fiers. Pour eux, c'est une question de principe.

Et si on leur donnait Madagascar?...

Le canadien errant




Le privilège de minuit



Ce soir Amsterdam est à l'honneur. La ville favorite des fumeurs de weed et des accros aux prostituées. Mais cette grille de lecture est factice face à la complexité de la capitale hollandaise. Cette dernière est le dernier refuge européen du génie humain. Quand je pense à l'urbanisme parisien qui est d'une médiocrité depuis Delanoë, je me demande pourquoi la mairie de Paris ne prend pas exemple sur celle de Amsterdam. En effet, notre maire qui n'hésite pas à évoquer son homosexualité au premier venu a tué Paris. Aujourd'hui la ville lumière est une pâle copie de La Défense, son quartier d'affaires. Pendant sept semaines j'ai eu la malchance de côtoyer ce sanctuaire du capitalisme moderne à la Goldman Sachs. Au milieu de ces tours, l'homme est un replicant sortant tout droit de "Total Recall". Répondant au dieu capital semblable au Skynet de "Terminator". Si la guerre civile voit le jour prochainement, je risque sans doute de m'exiler à Amsterdam.
La Venise du Nord est le dernier souffle artistique européen. Les murs sont une fresque monumentale exaltant la différence entre Amsterdam et les autres. La population y est accueillante en plus de baigner dans une philosophie libertaire ressemblant fortement à la pensée de Robert Nozick. Ce melting pot est la preuve d'un multiculturalisme réussi. L'eau est omniprésente dans Amsterdam et nous guide au fil d'un périple pouvant nous mener jusqu'aux plus bas instincts de l'homme. Il est facile de se trouver dans un restaurant lounge japonais et de terminer dans un coffee shop en train de manger des champignons magiques tout en fumant de l'herbe de qualité. Pour comprendre les subtilités de la ville, il est nécessaire de consommer des opiacés. Ils sont une extension de la pensée que l'on ne retrouve pas ailleurs. Le bourgeois risque sans doute d'être mal à l'aise devant selon lui cette débauche ostentatoire. Pourtant il faut perdre son contrôle parisien afin d'apprécier les délices de Amsterdam.

Comment évoquer Amsterdam sans parler du Quartier Rouge ? Le district est l'incarnation parfaite du dollar rose. La ballade vaut indéniablement le coup d'œil. On est rarement en train de marcher dans une galerie d'art vivant. Un hétérosexuel ne peut un seul instant détourner son regard de ces sublimes créatures chimériques à l'attitude diabolique. Dans ces rues étroites, il est difficile de danser un tango avec le diable. Même le plus sage des hommes ne peut résister à cette tentation. La police est discrète mais omniprésente dans le quartier. L'ambiance y est électrique, on sent que tout peut s'enflammer en un claquement de doigts. Il y a quelque chose d'enivrant et d'aphrodisiaque dans cette atmosphère électrique. Sans parler de "La vie en rose" qui est un lieu semblable à l'enfer de Dante.

Amsterdam est un décor hollywoodien. La ville renferme différentes facettes qui allient beauté et perversion tout en se coordonnant pour ne jamais défaillir. On touche la perfection urbaine...

Amsterdam ne cesse de m'inspirer au quotidien et je compte bien m'y installer le temps qu'il faut afin d'écrire le roman de ma vie. Amsterdam est une ville romantique, sensuelle, schizophrène et folle. Finalement, je suis Amsterdam.
            

Les questions des basses tensions



La Comtesse de Sévérac est une prédatrice. Le jour elle dort, la nuit elle agit. Paris n'a aucun secret pour elle, pourtant elle est loin de l'Aveyron. Mais peu importe, les lumière de la capitale sont les flashs des paparazzis qui suivent ses pas. Elle est une chasseuse de tendance, prête à tuer pour pouvoir bénéficier du dernier tailleur Chanel en avant-première. La Comtesse est fière de son dressing qui fait office de curriculum-vitae. Sa vie sociale est importante, elle ne se déplace jamais sans sa cour royale. La flatterie est un pêché nécessaire pour cette fille qui vit à travers les yeux pétillants de ses copines. Elle est à part, tandis que ces dernières essayent en vain de lui ressembler. L'argent y est pour beaucoup. La Comtesse n'hésite pas à couvrir de cadeaux son entourage. Les restaurants gastronomiques et les clubs huppés la reconnaissent au bruit du cliquetis de ses escarpins Louboutin.

En matière de cœur la Comtesse est une louve solitaire. Elle n'a que faire de la compagnie d'un homme, puisque elle se suffit à elle même. Son égo grandiloquent ne peut accepter la confrontation avec un quelconque adversaire pouvant suivre la cadence diabolique de son rythme de vie.

Mais la Comtesse de Sévérac à une rivale. Une fille discrète, qui n'habite pas dans la capitale et qui pourtant plaît à tous les hommes. Comment attirer le sexe opposé sans pour autant vanter l'infinité de son portefeuille Vuitton ? La Comtesse ne connaît pas la réponse à cette question. En attendant elle danse frénétiquement, l'effet du champagne y est pour beaucoup. Elle entend le chant du diable avec en chœur Diana Ross et les Supremes qui interprètent I Can't Take My Eyes Of You. Un garçon se rapproche de la Comtesse, il effectue une danse exprimant le signe d'un désir inoxydable. Mais la Comtesse reste sur ses gardes, en gardant son attitude de chasseuse de sanglier des Ardennes. L'homme lui embrasse le cou avec passion tel un vampire tout en l'empoignant par les hanches. La Comtesse de Sévérac ferme les yeux et essaye de ressentir une sensation, mais en vain... Son corps brulant de passion est collé à celui de son partenaire d'un soir. Il l'embrasse, mais le contact des lèvres fines écœure définitivement la Comtesse.

Pendant ce temps sa rivale, est courtisé par une horde masculine prête à tomber les masques pour pouvoir conquérir le cœur de cette poupée timide. Son teint blanc est semblable à celui d'un ange. La Comtesse exècre au plus haut point cette divine nonchalance. Ses efforts ne lui servent à rien, tandis qu'à ses yeux une parvenue connaît le succès, tandis que la Comtesse de Sévérac connait l'échec.

La Comtesse de Sévérac connaît la tristesse. Elle ne cesse de resasser le déroulement de la soirée dans le taxi qui la ramène chez elle. En rentrant dans son immeuble en plein cœur du Paris bourgeois, elle admire le sapin de noël qui scintille de mille feux dans son hall d'entrée. En rentrant dans son appartement, la Comtesse marche sur les Curly de la soirée d'hier soir. Son logis est un champ de bataille. Elle essaye de se frayer un chemin entre les valises contenant des vêtements sales. En cliquant sur le répondeur, la comtesse tombe sur un message de la banque. Son compte bancaire est déficitaire de 1200 euros tandis que Sofinco la relance pour un crédit à la consommation impayé. Mais la Comtesse de Sévérac n'est pas ce qu'elle prétend. 

Ce titre de noblesse n'existe pas. Il y a un tombeau inconnu dans le château de Sévérac qui est selon certaines sources celui d'une Comtesse. Elle peut donc remercier Wikipedia pour cette information essentielle dans sa vie sociale actuelle. Le masque tombe dans ce 25m². Les larmes coulent et anéantissent ce maquillage si parfait pour laisser place à un visage triste et anéanti. En attendant la rivale doit sans doute échanger des mots doux avec un homme séduit par son charme naturel. Ce dernier est trop puissant pour l'image cinématographique de la Comtesse de Sévérac. La nuit porte conseil, mais aujourd'hui elle est le théâtre d'une catharsis qui risque de ne jamais finir.


La prudence d'une poupée



La prudence est une caractéristique que j'exècre chez un homme, contrairement à la femme qui arrive à transformer cette ignominie de l'âme en une beauté naturelle. De part la nature humaine, il est impossible pour le mâle de laisser transparaitre un quelconque doute. Ce dernier a pour mission de travailler et de faire la guerre. De plus il y a une heure, mon premier conseiller me disait qu'une femme recherche avant tout un homme qui dégage du calme et de l'assurance. Pourtant depuis mon état fœtale j'essaye d'appliquer ce principe. Mais même les grands de ce monde ont des excès de folie. Et selon moi la vie ne vaut pas la peine d'être vécue sans folie. Gainsbourg parlait d'amour, pour exciter les petites bourgeoises qu'il se tapait par la suite, mais si la sagesse est le but ultime de l'existence, la folie l'est aussi. Le sage a pour première caractéristique de ne plus avoir de désir. Arriver à un tel stade de renonciation sentimentale est un acte de folie incommensurable.

 La majorité des hommes pensent être fou. Pourtant cette dernière ne connait pas la solitude du marginal. Elle pose en faisant un bras d'honneur pour les photos, elle boit de l'alcool bon marché et avant tout elle sort en boite avec ses semblables afin de trouver un semblant d'existence dans sa vie morne et sans problème. J'ai aujourd'hui une aversion sans nom pour ce monde de la nuit qui ne fait que singer l'attitude médiocre de l'homme du 21ieme siècle. On peut trouver dans le lot, un pseudo écrivain cherchant le plaisir. Mais n'est pas Baudelaire qui veut.

La démocratie moderne est la reine mère de cette civilisation sans talent. La subversion disparait, pour laisser place à l'art du tague. Récemment Claude Guéant disait que les civilisations ne se valent pas. Je ne suis pas d'accord avec cet ersatz de Kissinger en moins intelligent. Ce sous-fifre sarkozyste est juste bon à jouer l'épouvantail. A mon humble avis, les civilisations se valent dans la médiocrité. Entre la civilisation occidentale à l'origine d'Hiroshima et la civilisation wahhabite vivant à l'âge de pierre, on ne peut pas être fier de notre époque.

Paradoxalement, dans l'histoire les régimes que l'ont considère comme durs ont derrière cet élitisme violent l'utopie d'une humanité aristocrate mais dans le bon sens du terme. C'est à dire que je ne pense pas à Hermine De Clermont-Tonnerre juste bonne à nettoyer la merde des ânes avec David Charvet dans la Ferme Célébrité. Mais avant de pouvoir aborder un tel sujet qui risque évidemment de choquer la pensée de masse, il est nécessaire de remettre en cause l'idéologie des droits de l'homme. Avant de pouvoir prétendre à des droits, ce dernier devrait accomplir ses devoirs qui font de lui un être supérieur à l'animal.
Je sais, c'est beau de rêver. A défaut de se vanter de changer les choses, l'homme se vante de sa nouvelle carte bancaire gold et cela avec un sourire hollywoodien proche de l'extase orgasmique que peut exprimer une Katsuni.

La révolution peut passer uniquement par la prise du pouvoir d'une idéologie nationaliste. Ce terme est une insulte pour les journalistes de Libération, pourtant le concept nationaliste est juste l'exaltation de l'idée de nation. Je crois en cette idée de nation protectrice d'un peuple, surtout en ce temps de crise. L'humanité n'a jamais été aussi individualiste qu'aujourd'hui. L'UMPS, le parti du système ne cesse d'appliquer la politique du diviser pour mieux régner. Il ne reste que l'idée de nation pour pouvoir réunir un peuple qui ne veut pas exister dans l'esprit d'union qui pourtant fait la force d'un pays.

En attendant, je continue de courtiser cette poupée bien prudente. Peut-être qu'elle ne cédera pas à mes avances, mais au fond je crois qu'elle en vaut la peine.

    

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